dimanche 25 septembre 2016

CYPRIN



Elle peut s’évertuer tant qu’elle voudra à me parler de tenue estivale et d’une chaleur poisseuse qui colle aux cuisses, je ne refuserai toujours à croire qu’elle n’a pas conscience qu’en allant jambes nues jusqu’aux genoux il suffirait aux mecs de se coucher par terre pour mâter sous sa jupe.

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Ne se dit-elle artiste que pour mieux travestir notre réalité ou me vider de ma substance – je n’en sais rien. Quoi qu’il en soit ne voilà-t-il pas que, non contente de fréquenter des monstres en mal d’affection dont elle tire le portrait au fusain, pour les besoins d’un prétendu scénario elle s’est mise en tête de suivre des hommes dans la rue. Des gueules épouvantables qui exercent sur elle une fascination, dite artistique, que j’ai intérêt à partager, sous peine de me gagner l’impersonnel mépris qu’elle réserve à quiconque s’avérerait incapable d’apprécier l’esthétique de la monstruosité. Des mecs chaussés de souliers rouges trop grands pour eux ou coiffés de bonnets jaunes enfoncés sournoisement jusqu’aux oreilles. Des lopettes que la plus infime merde de chien terrorise et qui avancent en décrivant des entrechats pour les éviter – avec, malgré cela, l’air de savoir où ils vont. Des pieds bots. Des édentés. Des chauves. Des coxalgiques. Des rouquins. Soit un pandémonium inquiétant dont la plasticité filmique ne m’apparaît pas aussi spontanément qu’à elle. Ne suis-je pas par nature assez laid pour devenir enfin sa principale source d’inspiration ? Et bien que je sois pour elle résolu à toutes les transformations accentuant mes disgrâces, m’est-il absolument nécessaire de porter des souliers rouges, voire un faux-nez surmonté de petites lunettes cerclées de noir, pour être montré du doigt et désigné comme bête de foire dès que je pointe le nez dehors ? Serait-ce que non contente ce m’avoir à demeure elle cherche un acteur pour jouer mon rôle lors des scènes de ville ?

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Il y a longtemps que je m’évertue plus à découvrir si elle est vraiment désireuse de faire l’amour à n’importe quelle heure du jour et en pleine clarté les fenêtres ouvertes ou s’il s’agit d’une ruse de sa part pour calquer le rythme de nos grincements de sommier sur celui des coups sourds de marteaux – qui font vibrer le toit et les murs de la chambre – aux manches desquels s’accrochent assurément une nuée de maçons musculeux et en sueur. 



(2010-2011)

lundi 12 septembre 2016

très tôt il fut jeté aux chiens (Extrait 3) - Publié dans la défunte Revue Métèque

[…] Les autres étaient pour la plupart d’obscurs courtauds aux traits vaguement précolombiens qui servaient de chair à tout faire et n’étaient sexuellement convoités que pour être loués au poids par camions entiers à des programmateurs de soirées sado-masos alors que moi, si j’avais accédé à l’insistance du boss, il m’aurait exhibé partout et dans toutes les orgies du milieu pédéraste et m’aurait présenté comme une sorte de flamand rose venu d’ailleurs ou un héron auquel les défauts conféraient une valeur exotique. Le traiteur sans doute m’eut-il tenu en laisse ou sur son épaule pour s’assurer que tout le monde jalousait son acquisition. C’eut été sensiblement le même topo avec le fils de l’imprimeur – si je ne l’avais pas planté là en pleine rue – sauf qu’avec lui j’aurais connu l’existence plus raffinée d’une plante grasse et j’aurais reçu en son appartement d’amant et maître les visites de vieillards chevrotant, certes appuyés sur des cannes tant leurs colonnes vertébrales avaient encaissé d’à-coups mais qui seraient venus m’admirer en bavant et avec une envie de me rempoter – insatiable. Par contre, le fait de me frotter à la Tsila était non seulement préjudiciable à ma réputation mais encore à mon intégrité physique. Le gargotier n’avait ni pouvoir ni entregent et, conséquemment, tout ce qu’il manipulait était irrémédiablement putréfié et transformé en putain du Hameau ou en béance populaire dans laquelle les équarrisseurs se déchargeaient les couilles sans même retirer leurs hautes bottes et leurs cirés blancs à leur retour de l’abattoir. Et si ce n’était la fatigue qui les tenait transis dans sa pesante opacité, ils s’en seraient donnés à cœur-joie. Quant à la souillure qu’occasionnait la Tsila, je n’avais qu’à songer à Gato qui suite à son passage chez lui n’avait plus trouvé nulle part de l’emploi mais des quolibets et des doigts toujours prompts à s’enfoncer dans son cul sur le ton de la plaisanterie et avec l’air de ne pas y toucher et avait dû se résigner à accepter un poste de veilleur de nuit dans un poulailler de batterie d’une des plus importantes exploitations avicoles de la région qui lui réglait son salaire en petits clous et en croûtons. Ce qui le contraignait à des trocs infâmes et à perte chez un ferblantier du Hameau et avec un éleveur de palmipèdes qui profitait de la situation pour le violer jusqu’à avoir la chiffe molle et détrempée comme le pain des canards avant de lui refiler quelques deniers de misère qui lui serviraient à s’acheter un kilo de soufflé de couenne de lard qu’il mâchonnerait la nuit suivante en faisant sa ronde entre les cages avec la cire d’une demi bougie lui brûlant le poignet et les doigts. […] 





(2014-2015)

dimanche 11 septembre 2016

Par-delà des forêts toutes noires (Extrait Texte pour fanzine La maQuerelle)



[...]

Les hommes de leur côté 
Avant que l’obscurité ne les dévore
Transféraient le reptilien dans le ventre mou d’une sauvageonne plantée sur le seuil de sa bâtisse 
Injectaient leur rauquement charriant des alluvions 

(Plusieurs lits de rivières)

Dans le con étroit et imagé de la sirène pas fraîche 
Qui sur son pas de porte suppliait qu’on l’écartèle 
Priait pour une secouée de glands qui la submerge 
Inonde sœurs et mère

(Mais les sœurs ça gigote 
Ça s’encanaille 
Ça gargouille dans les tubulures 
Ça triture les prépuces 
Et les syllabes du périnée)

[...] 

lundi 29 août 2016

DISENT


Quant à la Poésie c’était de la gonflette – le langage n’était pas tenu d’exhiber sa musculature pour exister. Il cognait simple et sec. S’enfonçait au taraud dans le dédale humain sans préméditer d’effets collatéraux. 

ϮϮϮ

Miqui le traita de resquilleur et l’accusa de biaiser – sa Poésie ne verrait sans doute pas d’inconvénient à offrir son cul à un steward contre un chewing-gum prémâché.

ϮϮϮ

Informations ou désinformations selon lesquelles les vieilles étaient reliées à un bébé ou à leur fille et les jeunes à leur chatte en feu – qui leur indiquait d’une voix grave et moustachue dans le GSM qu’elles se plaquaient à l’oreille comment dégoter une pine sur laquelle s’asseoir ou se faire éventrer par un homme pour porter bonheur à la chance. 

Bizarrement la vulve moelleuse comme du cake de Didi incitait plutôt à se ravitailler en lait et chocolat – de quoi jouer à la dînette en frère et sœur. 

Angela pour sa part avait peint des perroquets et des petits poissons pendant seize ans avant d’enfin napper l’herbe de sa blancheur au cours d’un déjeuner. 

Quant à Nuq – casquette au ton rougeâtre de l’indigotier – pour déchirer un corsage et faire jaillir les seins pâles fermes et sororaux de Marie-Sol il avait fallu qu’il s’arme d’une rose ou d’une bouteille. Un dimanche – le pouls désanglé par l’alcool. Et qu’à la télé les chanteurs de charme du Nord soient en train de multiplier les volte-face alpagas. 

Du coup Nuq confessa le i violemment sexuel de sa droiture – copiée sur celle de Pajaris dont les pieds au coin des rues formaient souvent un angle de cent quatre-vingt degrés. 

Et dans le cagibi de l’ivresse la pluie à cordes subites alors s’était fracassée sur les mains tâtonnant dans le sillage des aréoles. 


(2012-2013)

jeudi 25 août 2016

1 Femme et 200 Brebis - western



L’amour généré par le couple équivaudra-t-il jamais en quantité et en qualité aux tombereaux de merde produit par 200 brebis ?

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Le drap de lit et la crème tiède de son corps renversé sur le flanc. Et notre présent qui se lézarde. Ne résiste plus à la pression de ce qui vient. Le cheptel. Elle relève la tête me fait part de ses croyances. S’imagine que je vais m’empresser d’allumer mes brebis au mégot de notre amour. Que je vais errer sans recul et sans filtre – comme l’homme allant de cigarettes en cigarettes – et enfoncer de-ci-de-là mon rougeoiement à peine extirpé de ses humides conduits. Elle méconnaît l’ampleur du ciel qui me secondera dans la tâche de vivre. Et la conversation des étoiles à-tue-tête au-dessus de moi. J’en aurai alors pour tous les goûts et pas assez de mes deux mains pour aimer. En attendant elle est là. Qui sent bon la coccinelle et la musaraigne. Je lui parle du manguier sous lequel seront disposés une table et une seule chaise. Elle me répond plus de guêpes que de fruits à la saison de la pourriture. Son corps est pâle les poils de son pubis rampant doucement vers ses aines. L’orgasme devrait tracer une ligne de démarcation entre elle et mon avenir.

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Prisonnier de ma coutumière vision paradoxale des choses, je ne conçois pas lieu plus adéquat que sa cuisine aux petits carreaux blancs ornés d’emblèmes bleuis pour laisser vaguer mon esprit jusqu’à ce lointain où attendent placidement 200 brebis – particulièrement en ces bienheureux matins où un rai de lumière traverse la souillure du ciel mosan pour venir me trifouiller l’estomac et inscrire dans ma rétine sa promesse que l’avenir est pour demain. Ce qui me réjouit. Et ne l’enchante guère – je le perçois à sa manière de faire tinter bruyamment sa petite cuillère contre la faïence de sa tasse de thé, comme un grelot qu’elle agiterait pour éloigner le cheptel de ma rêverie, à l’instar du chien de pasteur qui aboie lorsqu'il a flairé l’approche d’un prédateur. Généralement, ces sons argentins sont accompagnés de jappements, hélas insuffisamment vigoureux pour que j’envisage un instant qu’elle puisse occuper dans mon élevage la place du meilleur ami de l’homme – même en accrochant une lourde cloche d’étain à son collier. Alors, nous demeurons là, fidèles l’un à l’autre, assis à une table trop étroite, moi, égaré parmi les bêlements rauques où me conduisent mes songes et, elle, mue par ses tentatives désespérées de ressembler à ne fut-ce qu’une seule de mes brebis, insensiblement plus galeuse qu’amante.

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À l’instar de mes 200 brebis divisées en vingt groupes et réparties dans des parcelles indépendantes les unes des autres, nos contemporains – autant dans son entourage que dans le mien – ne perçoivent de notre amour – et de la relation passionnelle en général – qu’une succession d’étapes chimiques dont nous aurions l’usufruit mais pas la nue propriété. Conséquemment, elle pourrait s’interrompre instantanément et n’importe quand, il ne nous en resterait rien de plus que l’impression de l’avoir vécue. D’ailleurs, c’est dans ces termes-là qu’ils nous prédisent l’avenir proche, avec abaissement des bras et déclin de la passion, et cela sous l’empire mathématique du fonctionnement hormonal – qui à les entendre serait de tous les combats. Par chance ou par malchance, 200 brebis hébétées par cette bonne parole paraissent toujours plus enclines à stagner dans une promiscuité d’indifférence infecte que nous qui, agités par les spasmes d’orgasmes incessants ou aveuglés d’avoir en permanence un soleil intérieur dans les yeux, n’apercevons pas les signes d’usure et les paramètres d’une réalité nous concernant peu.



(2010)


vendredi 19 août 2016

Vieux Sangs 2

 Y’ a celui qui croit pouvoir mourir d’autre chose en dix ans … Et y’a ceux qui n’imaginent pas s’en tirer pour leur compte ! Et y’a « patron », qui s’en fiche, vous en calcule plein la vue, s’enchiffre chez gros zéro, son meilleur client en-dessous du niveau de sa mère banque. Toujours juché sur son instrument à roulettes, il soulève des charges comme si elles eussent étés de simples étendards, fait rouler sa bille sur les pommes de son négoce … C’est exact qu’il est commerçant et il ne ressent plus aucune honte à l’idée d’en rougir un peu pour ses amis.

 Et dehors, le bleu méchant claque comme la langue ridicule de la vieille baderne à chaque ouverture de la porte électrique. Cogne à coups de poings de pluie contre l’asphalte innocent, présumé, seulement !

 Et dans le bureau, d’enfants point ! Toute émotivité rentrée au fond des gorges, chevrotent de leur voix-son incomplète les ordinateurs de style dix-neuf cent, pour ne pas prononcer d’injure ! 

 Et y’a frère de « patron » qui croque une pomme par délicatesse, pour avoir l’air de penser à autre chose, quand il songe à ses morts … Ou à sa mère, strictement dépouillée, dans sa demeure aux bruits renfermés, dans ses échos de cloître mal famé, son mur mitoyen, mi doyenne ! Collé, ventousé à celui de l’entreprise … Afin que rien ne lui échappe, même par sous les grilles ou les conduites d’aération !

 Et dans le fourmi-mac de l’usine à fruits, y’a moi, un gens du nord, qu’a dans les zieux le meuuuuuuuuh ! qui manque à son décors … (Quand y regarde passer les trains qu’il se rate par plaisir, le dimanche en faisant l’nique à l’horaire …)

 J’chuis çui qu’a pas fait « LA étude » ! Mais qui s’en fich’ quand même, sauf si, mais j’y entre pas par là dans les z’histoires de fric ! Et le cousinage, j’ai pas connu ! Dans ma famille, on est tous consanguins ! Par ma mère !

 Pas encore plombé par la bouteille, devrait plus trop longtemps m’évincer ce vice-la … J’ai dans l’idée, déjà, de me psychotroper l’fox pour les vacances au chaud d’la bouillotte sans les inconvénients du sexe … Bien, non ?

 Quoique, en attendant le déclic de la gifle, j’me claquemure seul, boulotte à la chaîne en feignant n’avoir pas compris qu’il s’agit de mon existence, qui se noie dans cette non-vie.

 J’ai le vaste projet d’m’enfoncer en forêt … Si j’révolutionne pas avant la force des choses … Qu’est-ce ? J’ai vague, surtout, projet parfois ! Je mens pour tenir bon, tenir tête, hors de l’eau, hors de tête ! 

 Dans le style assassin, j’ai pas exactement le profil, faute de coupant dans le virage de la lame, en épluchant une pomme … Jaugez-vous, en suivant mon exemple, vous m’en direz des nouvelles ! 



(Mercredi, 29 janvier 2003)

mardi 16 août 2016

Vieux Sangs 1

 Et même des petits romans probables. On s’en sort par là. On s’en sort le cou hors de la nasse. On s’évacue d’urgence en beuglant de la sirène. Loin de sa vie. Vite ! Une femme un hôpital, mais s’en sortir…
 On vous raconte une histoire de pavés, de moellons, de venelle, et ça dégouline de sauce sur des rognons… Sous les saules sur les rives d’un fleuve lent. Où meurent les moulins à aube. Des péripéties d’absinthe. La fée verte. Des métaphores à faire pleuvoir sur les jours ouvrables. Dans des vallées soleilleuses. Avec deux ou trois maçons poètes pour tenir le crachoir. Les pères fondateurs de la grouille standard. Le riquiqui éditorial qui s’est pavané en guinguette durant les années de rage vache. 
 Mais surtout, surtout, ne pas se poser la question. La mine. La ravageuse. L’unijambiste qui tire la langue. Ne pas douter du bon vouloir des amants. Ne pas s’écouter se taire. Six pieds sous vers. Moitié d’alexandrin vermoulu. Ne pas se ne pas ne se pas. 
 L’exode n’aura pas lieu. La vie est toujours plus forte que moi ! Elle l’emporte. Les lénifiants demeurent sans effet. Elle cogne dans les portes. Rue dans les pores. Me jette dans les remparts. Elle pompe elle bat. En tout sens. Et moi je suis derrière. Je balaye les débris. Je me ramasse les morceaux. Je me recolle les quatre points cardinaux dans le désordre de l’émotion. Je signe des excuses. Des requêtes. Des décharges. Je m’évanouis dans la rature. Je n’ai aucune alternative. Rien que le front. Le plein fouet. Je suis la matière première de ma propre vie. Son combustible.
 Je ne me défile pas en doux récit. L’antan à tous les temps. J’ai du sang dans l’aventure, l’inverse n’est pas vrai… Je ne puis narrer gentiment mes déboires comptables dans les forêts de chiffres et de papier. Mes démêlées avec les pygmées. Mes frères sarbacanes hurlant dans la canopée. Mes sœurs grises sel mâtinant le brouillard. Mes humeurs fricassées. Mes trois œufs dans le thé. Mon cancer ponté pas encore levé. J’ai du sang sur les menottes, du foutre sur la hanche. Je ne m’apprends rien ; la vie me devine, me domine ! 
 Vais pas au monde pour buvoter, partager ma dîme rance dans des casernes chrétiennes. Beuveries chiennes dans lesquelles dissoudre ses forces. Dans les minettes. Dans les Ginette. Dans les Annette. Dans les saynètes. Et dans les quarts de dette. 
 Et j’écris pas comme on bureaute !!! J’écris en marche à contre train ! Dans un bestiau de tête… Je sursaute pas, biseaute pas, dépiaute pas, classiquement. Je ne m’infiltre pas doulou micron dans un monde en rayon gland… Agla gond ! 
 Je suis le personnage de moi-même ! Drapé de pilou. Blanc fantôme de blanc matin. Qui cherche neige en « salope » d’homme bleu… Qui lave cure, récure, mercure. Avant de se toucher du doigt la douille messianique. Son recru d’Ancien Testament. (Que je majuscule pour ne pas bousculer les ordres.) 
 Et j’aurais ma débonde… J’en ricane caille déjà ! Je me brouterai dans la main… Boufferai du prépuce comme s’il en pleuvait ! En boite ! En salade du Diable ! Sans les menottes… Entre les seins d’une bombe et les jambes d’un gouvernement jésuitique… Dans le con racé d’une putain qui me fiche en l’air soixante pulsations par minute. Une en jambes et en grelots charnus. Couverte de tétons. Aux lèvres à glissière et au pubis hivernal. 
 Ma vie ferrera sans mon consentement. S’éjaculant seule d’un corps inhabitable. Vers l’immédiat de la survie. 

(Jeudi, 11 novembre 2004)